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South African government documents beside a map of Khoi and San historical cannabis cultivation regions

Politique

Lecture : 13 min

La loi sud-africaine sur le cannabis laisse de côté les cultivateurs khoï et san

Les projets de réglementation sud-africains sur le cannabis fixent à 750 grammes et cinq plants par adulte les plafonds personnels, tout en laissant les cultivateurs traditionnels khoï et san sans catégorie juridique reconnue. Comme le recense le rapport de Seedtiva sur la lacune persistante de la loi, le projet traite de la détention privée et de la culture à domicile, mais renvoie les questions concernant les cultivateurs commerciaux et traditionnels à d’autres ministères.

Le projet fixe des limites personnelles, pas un cadre pour les cultivateurs

La Loi sur le cannabis à des fins privées a été promulguée par le président sud-africain le 28 mai 2024, mais la promulgation de la loi n’a pas immédiatement fourni un ensemble complet de règles de fonctionnement. Le rapport source indique que la loi nécessitait encore des règlements d’application, laissant les adultes ordinaires sans vision pleinement claire de ce qu’autorisait le nouveau cadre d’usage privé.

Le ministère de la Justice et du Développement constitutionnel a publié des projets de règlement le 2 février 2026. La consultation publique s’est achevée le 5 mars. Pour la première fois, le projet fournissait des chiffres précis pour la détention à titre privé et la culture à domicile : jusqu’à 750 grammes de cannabis et cinq plants par adulte, à condition qu’ils soient cultivés et conservés dans un lieu privé.

Ces limites sont importantes, mais elles ne décrivent qu’une partie du tableau réglementaire. Le rapport source indique que le projet a été conçu autour de l’usage privé par les adultes et de la culture à domicile, tandis que les questions plus difficiles concernant la culture commerciale, le commerce et la culture traditionnelle ont été laissées hors du champ de la loi.

Un parcours de six ans, de la décision judiciaire aux projets de règlement

Les zones d’ombre de la loi sont liées à la manière dont elle a vu le jour. Selon le rapport source, la décision de la Cour constitutionnelle de 2018 obligeait le Parlement à traiter la pénalisation de l’usage privé du cannabis par les adultes et de la culture à domicile. Le Parlement n’a pas respecté le délai initial, a obtenu des prolongations et a finalement produit la loi six ans après la décision. La chronologie rapportée par Seedtiva est la suivante :

Cette histoire contribue à expliquer pourquoi le volet de l’usage privé a progressé davantage que les questions commerciales et culturelles. La loi a été élaborée sous la pression de la justice afin de résoudre un problème constitutionnel précis, plutôt que comme un cadre unique et complet couvrant tous les aspects de la culture du cannabis, du commerce et des savoirs traditionnels.

La culture commerciale et la reconnaissance des cultivateurs traditionnels restent hors du champ de la loi

La position du ministère de la Justice, rapportée par Seedtiva, est que la culture commerciale, l’achat, la vente et la reconnaissance des cultivateurs traditionnels sont hors du champ de la Loi sur le cannabis à des fins privées. Ces questions sont plutôt orientées vers les ministères du Commerce, de l’Agriculture et de la Santé, chacun ayant ses propres priorités, son propre véhicule législatif et son propre calendrier. La répartition peut être résumée comme suit :

Ce que les projets de règlement traitent et ce qu’ils laissent en suspens
QuestionPosition dans le projetProchaine étape identifiée par la sourceSource
Détention privéeCouverte par une limite précise proposéeJusqu’à 750 grammes par adulte dans un lieu privéLa loi sud-africaine sur le cannabis laisse toujours de côté les cultivateurs khoï et san
Culture à domicileCouverte par une limite précise proposéeJusqu’à cinq plants par adulte dans un lieu privéLa loi sud-africaine sur le cannabis laisse toujours de côté les cultivateurs khoï et san
Culture commercialeHors du champ de la loiÀ traiter via les procédures des autres ministères ; aucune date n’est indiquéeLa loi sud-africaine sur le cannabis laisse toujours de côté les cultivateurs khoï et san
Cultivateurs traditionnelsAucune catégorie reconnue dans le projetLa reconnaissance est laissée aux autres ministères ; aucun calendrier n’est fixéLa loi sud-africaine sur le cannabis laisse toujours de côté les cultivateurs khoï et san

Cela crée un déséquilibre manifeste dans le cadre décrit par la source. Un adulte disposant d’un jardin privé se voit attribuer des limites chiffrées proposées, tandis qu’une communauté qui cherche à faire reconnaître une culture, des pratiques de guérison ou des savoirs botaniques anciens ne bénéficie pas d’une catégorie juridique correspondante. Le volet commercial est lui aussi laissé en attente d’une procédure distincte, au lieu d’être réglé par les dispositions relatives à l’usage privé.

L’histoire des Khoï et des San est antérieure au droit moderne

Le rapport source inscrit la question de la reconnaissance dans une histoire bien plus longue. La culture du cannabis et les routes commerciales à travers l’Afrique australe remontent à plusieurs siècles, la plante étant arrivée par les échanges avec l’Afrique de l’Est et l’océan Indien bien avant que la colonisation européenne ne transforme l’utilisation des terres et le droit dans toute la région du Cap. Le cannabis est connu localement sous le nom de dagga.

Une histoire antérieure aux lois modernes

Paysage du Cap à côté d’une carte annotée retraçant les anciennes routes commerciales du cannabis vers l’Afrique australe
L’histoire du dagga en Afrique australe, telle qu’elle est rapportée, remonte à plusieurs siècles avant les cadres législatifs modernes.

Les communautés khoï et san sont identifiées dans le rapport comme comptant parmi les premiers utilisateurs documentés de la plante sur le sous-continent. La source indique que le cannabis était intégré à la vie quotidienne et cérémonielle avant l’existence d’une législation moderne. Cette histoire ne se traduit pas, dans le projet tel qu’il est décrit, par une reconnaissance en tant que cultivateurs, guérisseurs ou détenteurs de savoirs.

Un cadre d’usage privé s’étend tandis que la reconnaissance des cultivateurs traditionnels reste différée.

La lacune décrite dans le rapport de Seedtiva

La question n’est donc pas simplement de savoir si un adulte peut conserver des plants dans un lieu privé. Il s’agit aussi de déterminer si les personnes qui entretiennent la relation historique la plus profonde avec la plante sont incluses dans l’architecture réglementaire qui se met en place. La source fournie ne fait état d’aucune catégorie reconnue pour ce rôle dans les projets de règlement.

La question de la reconnaissance n’a pas de calendrier

La période de consultation publique est terminée, mais les documents sources fournis pour cet article n’indiquent pas que les projets de règlement ont été finalisés. Ils ne donnent pas non plus de date pour les travaux distincts consacrés à la culture commerciale, à l’achat et à la vente, ou à la reconnaissance des cultivateurs traditionnels. Cette absence est importante, car les règles relatives à l’usage privé et les questions réglementaires plus larges avancent selon des calendriers distincts.

Ce qui reste incertain

Bureau d’une administration sud-africaine présentant des projets de règlement sur le cannabis et des documents de consultation publique
Les projets de règlement fixent des limites personnelles, tandis que la source ne donne aucune date pour la procédure distincte de reconnaissance.

Au vu des faits disponibles, les questions non résolues comprennent :

  • Quand, ou par quelle procédure définitive, la culture commerciale sera traitée.
  • Comment l’achat et la vente seront traités en dehors du cadre de l’usage privé.
  • Si les cultivateurs traditionnels khoï et san bénéficieront d’une catégorie juridique reconnue.
  • Si les guérisseurs traditionnels et les détenteurs de savoirs botaniques seront reconnus dans un cadre ultérieur.
  • Quand les travaux distincts des ministères aboutiront à des règles sur lesquelles les communautés et les cultivateurs pourront compter.

La source ne prétend pas que ces questions ont été réglées ailleurs. Elle indique qu’elles ont été confiées à d’autres ministères, sans date précise. Il n’est donc pas possible, sur la base des faits fournis, de dire quand la lacune sera comblée ni quelle forme pourrait prendre une éventuelle reconnaissance ultérieure.

Ce que cette lacune signifie pour les lecteurs sud-africains

Pour les lecteurs de Clubs sociaux d’Afrique du Sud, il est important de distinguer l’usage privé, l’activité commerciale et la culture traditionnelle. Les établissements répertoriés dans cet annuaire sont des clubs privés, et non des boutiques ou dispensaires ouverts au public, et ils n’accueillent pas les clients de passage. L’accès relève d’une décision privée propre à chaque club. Rien dans la source fournie n’indique que les projets de règlement créent un droit d’entrer dans un club, d’y obtenir un accès ou de considérer un établissement privé comme un point de vente ouvert au public.

Le fait de se trouver dans une ville ou une région particulière d’Afrique du Sud ne donne pas non plus accès à un club privé. Les visiteurs ne doivent pas interpréter les limites personnelles prévues par le projet comme une règle d’accès pour les touristes ni comme la preuve de l’existence d’un circuit commercial. La source traite des limites proposées pour les adultes dans les lieux privés et exclut explicitement les questions commerciales du champ de la loi.

Questions auxquelles le projet ne répond pas

Les questions non résolues du cannabis en Afrique du Sud

Quelles limites personnelles les projets de règlement proposent-ils ?

La source fait état d’une limite proposée allant jusqu’à 750 grammes de cannabis et cinq plants par adulte, cultivés et conservés dans un lieu privé.

Le projet reconnaît-il les cultivateurs traditionnels khoï et san ?

La présentation du projet par la source n’identifie aucune catégorie juridique reconnue pour les cultivateurs, guérisseurs ou détenteurs de savoirs khoï et san.

La loi sur l’usage privé règle-t-elle la culture commerciale ou l’achat et la vente ?

Non. La source indique que la culture commerciale, l’achat et la vente sont hors du champ de la loi et ont été confiés aux ministères du Commerce, de l’Agriculture et de la Santé.

Le projet transforme-t-il les clubs privés de cannabis en établissements publics ou ouverts aux visiteurs ?

La source fournie ne permet pas de l’établir. Les clubs répertoriés dans l’annuaire restent des établissements privés, et non des boutiques ou dispensaires ouverts au public ; chaque club décide lui-même de l’accès.

Il en résulte un cadre comportant un volet défini pour l’usage privé et une voie plus large encore indéfinie. Pour les cultivateurs khoï et san, le récit historique décrit par la source est clair, mais la réponse réglementaire reste incomplète. Tant que les ministères concernés n’auront pas exposé leurs propres procédures, la question de la reconnaissance restera ouverte.

Le cadre sud-africain de l’usage privé comporte désormais des chiffres proposés pour les adultes individuels, mais il n’apporte toujours aucune réponse connue pour les communautés dont le lien avec le dagga est antérieur au droit moderne. Pour les cultivateurs khoï et san, la question centrale reste celle de la reconnaissance, dont le calendrier demeure lui aussi incertain.

Sources

  1. South Africa, Zimbabwe strengthen bilateral ties (sanews.gov.za)
  2. SIU to probe Theewaterskloof Local Municipality (sanews.gov.za)
  3. News24 | Saturday’s weather: Light rain in Western Cape and Eastern Cape, but warm in most parts (news24.com)
  4. News24 | Siblings lose to their father after bitter court battle over family home (news24.com)
  5. PARK INVASION: Fever trees felled, fencing destroyed near iSimangaliso — 52 people arrested (dailymaverick.co.za)
  6. MADLANGA COMMISSION: Fadiel Adams’ explosive admission on the mystery Idac affidavit, implicating Andrea Johnson (dailymaverick.co.za)
  7. South Africa's Cannabis Law Still Leaves Khoi and San Growers Out (seedtiva.com)
  8. Sekhukhune Farmers Establish Hemp and Cannabis Forum to Drive Industry Growth and Job Creation (farmersmag.co.za)
  9. CHARL BOTHA | When cannabis regulatory uncertainty becomes a criminal opportunity (businessday.co.za)
  10. The grey zone just got expensive: How SAHPRA's crackdown is reshaping South Africa's cannabis market (southafricatoday.net)