La plateforme de la TUT relie la recherche sur le cannabis et le chanvre à la formation, à l’extraction, au soutien agricole et à la commercialisation.
L’Université de technologie de Tshwane a relancé sa plateforme de recherche et d’innovation sur le cannabis et le chanvre le 13 août 2026, en reliant la recherche, la formation et les services d’extraction aux activités concrètes de l’ensemble de la chaîne de valeur du cannabis et du chanvre en Afrique du Sud. L’université présente cette initiative comme une plateforme de recherche et d’innovation, et non comme une boutique ouverte au public, un dispensaire ou un club privé accessible sans rendez-vous ; l’accès à un quelconque service n’est pas décrit comme automatique pour les visiteurs, les utilisateurs d’un annuaire ou les membres du public.
La TUT place la recherche appliquée au cœur de sa relance
La relance confère aux activités de l’Université de technologie de Tshwane dans le domaine du cannabis et du chanvre un rôle opérationnel plus large. Dans son rapport sur la plateforme de recherche relancée, la TUT explique que l’initiative associe expertise scientifique, technologies avancées et collaboration avec l’industrie afin de soutenir l’innovation, le développement de produits, le renforcement des compétences et l’entrepreneuriat.
Cette description situe la plateforme entre le laboratoire et l’ensemble de la chaîne de valeur. Ses activités annoncées comprennent la recherche et le développement, le soutien à la culture, la gestion des nuisibles, les pratiques agricoles durables, l’extraction, la formulation de produits et la formation. Les utilisateurs visés identifiés par la TUT sont les agriculteurs, les entrepreneurs et les professionnels du secteur, plutôt que les consommateurs occasionnels.
La plateforme fait partie du pôle de recherche plus large TUT/CSIR sur le cannabis et le chanvre. Le professeur David Katerere, professeur de sciences pharmaceutiques, responsable du Groupe de recherche sur l’avancement de la pharmacie et des biotechnologies en Afrique et codirecteur du pôle, est présenté comme dirigeant les efforts visant à renforcer la recherche, l’innovation et les services spécialisés dans le secteur.
Le compte rendu de l’université met en avant les principaux éléments de la relance :
- Recherche et développement portant sur les applications du cannabis et du chanvre ainsi que sur la formulation de produits.
- Collaboration avec l’industrie destinée à relier le travail scientifique aux besoins pratiques.
- Renforcement des compétences et formation pour les participants de l’ensemble de la chaîne de valeur.
- Services spécialisés, notamment l’extraction à façon.
- Entrepreneuriat et commercialisation afin de faire progresser la recherche au-delà du laboratoire.
La plateforme vise à garantir que la recherche produise des bénéfices concrets au-delà du laboratoire.
Rapport de relance de la TUT

Un pôle pluridisciplinaire doté d’infrastructures spécialisées
Le pôle TUT/CSIR est conçu pour mobiliser une expertise qu’aucune discipline de recherche ne pourrait fournir à elle seule. La TUT indique que les travaux associent sciences pharmaceutiques, biotechnologies, sciences biomédicales, sciences agronomiques, ingénierie et agrotransformation :
- Sciences pharmaceutiques et travaux de formulation.
- Biotechnologies et recherches de laboratoire connexes.
- Sciences biomédicales pour étudier les applications possibles.
- Sciences agronomiques liées aux questions de culture et d’agriculture.
- Ingénierie pour soutenir les procédés techniques et les infrastructures.
- Agrotransformation pour développer des produits à valeur ajoutée.
L’éventail des disciplines reflète la volonté de la plateforme de considérer le cannabis et le chanvre comme davantage qu’un simple sujet de laboratoire. L’université indique que les chercheurs étudient des médicaments et des nutraceutiques à base de cannabis, parallèlement à des pratiques agricoles durables, au biochar et à d’autres produits à valeur ajoutée. Ces domaines sont présentés comme des axes de recherche et des possibilités de développement, et non comme la garantie qu’un produit ou un traitement particulier est disponible.
La TUT mentionne également un système d’extraction au dioxyde de carbone supercritique qu’elle décrit comme unique en Afrique subsaharienne. Cet équipement fait partie des infrastructures qui soutiennent les travaux d’extraction et de formulation. La source ne fournit pas de données sur les performances techniques et n’explique pas comment les services sont planifiés, tarifés ou accessibles.

Le modèle, de la ferme à la formulation, suit la chaîne de valeur
Les services annoncés de la plateforme couvrent plusieurs étapes, des questions liées à la culture jusqu’au traitement et à la formulation en laboratoire. La TUT décrit une approche allant de la ferme à la pharmacie, le pôle cherchant à mettre au point des formulations à base de cannabis qui pourraient contribuer à la prise en charge de troubles tels que l’arthrite, l’eczéma, l’alopécie et l’hyperpigmentation. L’université présente ces éléments comme des domaines de recherche et de développement de produits ; le rapport ne fait état d’aucun résultat clinique et ne formule aucune allégation thérapeutique.
L’étendue pratique décrite par la TUT peut être résumée comme suit :
| Activité de la plateforme | Orientation pratique | Utilisateurs visés | Source |
|---|---|---|---|
| Recherche et développement | Culture, gestion des nuisibles, agriculture durable, extraction et formulation | Agriculteurs, entrepreneurs et professionnels du secteur | La plateforme relancée sur le cannabis et le chanvre relie la recherche à un impact concret |
| Formation et services à façon | Développement des compétences et extraction à façon liés au développement de produits | Agriculteurs, entrepreneurs et professionnels du secteur | La plateforme relancée sur le cannabis et le chanvre relie la recherche à un impact concret |
Cette structure est importante, car la production agricole, la transformation et la formulation soulèvent des questions techniques différentes. Les travaux liés aux cultures peuvent porter sur la gestion des nuisibles et l’agriculture durable. Le travail en laboratoire nécessite des capacités d’extraction et de formulation. Le développement commercial dépend ensuite de la possibilité de communiquer et de positionner un résultat de recherche, puis de le transformer en occasion de créer une entreprise. La relance de la plateforme vise à relier ces étapes plutôt qu’à les laisser fonctionner comme des activités séparées.
La TUT indique que l’université et le CSIR ont obtenu des autorisations relatives au chanvre pour la recherche et la commercialisation, créant des possibilités de collaboration, de développement de produits et de nouvelles recherches. La source ne fournit aucun détail supplémentaire sur les conditions attachées à ces autorisations ; leurs implications pratiques plus larges restent donc au-delà de ce que ce rapport permet d’établir.
La commercialisation est considérée comme une étape du processus de recherche
La relance montre également clairement que les capacités scientifiques ne constituent pas à elles seules le modèle complet de l’université. Maria Lloyd, de SA Management 24, apporte son expertise en marketing et en positionnement, la TUT décrivant son rôle comme consistant à aider les innovateurs à transformer des travaux de recherche et des concepts issus de produits naturels en débouchés commerciaux.
Cette contribution répond à un écart bien connu entre un résultat de recherche et une entreprise viable. Un laboratoire peut établir un procédé ou identifier une application possible, mais la commercialisation exige une communication, un positionnement commercial et une stratégie pour présenter les travaux à des partenaires potentiels. La TUT indique que la participation de Lloyd vise à renforcer ces liens sans les dissocier de la recherche sous-jacente.
La recherche seule ne suffit pas à bâtir une industrie durable.
Rapport de relance de la TUT
En 2026, Lloyd a rejoint le professeur Katerere lors d’une session du Réseau africain de recherche consacrée à la manière dont l’innovation issue de produits naturels peut passer de la recherche au marché. La TUT indique que cet échange portait sur une communication efficace, le positionnement commercial et la stratégie commerciale, dans le cadre de la transformation de la recherche en possibilités viables.
Les rôles décrits par l’université renvoient à trois tâches liées :
- Produire des éléments probants grâce à des recherches en pharmacie, en agriculture, en ingénierie et dans des domaines connexes.
- Développer les capacités pratiques grâce à la formation, aux services spécialisés et à la collaboration.
- Créer des voies entrepreneuriales par la communication, le positionnement et la stratégie commerciale.

Ce que la relance propose — et ce qu’elle ne dit pas
Pour les lecteurs sud-africains, il est important de distinguer cette plateforme d’un club social de cannabis. Les établissements répertoriés par les clubs sociaux d’Afrique du Sud sont des clubs privés dont l’accès est décidé par chaque club ; il ne s’agit ni de boutiques ouvertes au public, ni de dispensaires, ni de lieux accessibles sans rendez-vous. La plateforme de la TUT est décrite encore différemment : il s’agit d’une initiative de recherche, de formation et de services liée à une université, destinée aux agriculteurs, aux entrepreneurs et aux professionnels du secteur.
Le rapport de relance ne dit pas que la plateforme est ouverte aux visiteurs occasionnels, aux touristes ou aux clients se présentant sans rendez-vous. Il ne précise pas non plus de procédure de candidature, de règles d’éligibilité, de tarifs ou de calendrier des services. Le fait de se trouver à Tshwane ou de visiter l’Afrique du Sud ne doit pas être considéré comme donnant accès à la plateforme ou à un quelconque club privé.
La source indique bien que la TUT et le CSIR détiennent des autorisations relatives au chanvre pour la recherche et la commercialisation. Elle ne décrit pas le cadre juridique plus large, les conditions de ces autorisations ni la manière dont ces dispositifs s’articulent avec les clubs privés et les autres activités. Ces questions restent floues au regard des informations fournies ici.
Questions auxquelles la source peut répondre
Ce que les lecteurs peuvent établir à partir du rapport de relance
Qui la TUT identifie-t-elle comme les utilisateurs visés de la plateforme ?
Le rapport cite les agriculteurs, les entrepreneurs et les professionnels du secteur parmi les groupes soutenus par la recherche et le développement, la formation et les services spécialisés.
La plateforme est-elle décrite comme une boutique ouverte au public ou comme un club de cannabis ?
Non. La TUT la décrit comme une plateforme de recherche et d’innovation sur le cannabis et le chanvre, liée à l’université et au pôle de recherche TUT/CSIR sur le cannabis et le chanvre.
Quels services la TUT mentionne-t-elle ?
Le rapport mentionne le soutien à la culture, la gestion des nuisibles, les pratiques agricoles durables, l’extraction, la formulation de produits, la formation et les services d’extraction à façon.
Que dit le rapport au sujet des autorisations relatives au chanvre ?
La TUT indique qu’elle-même et le CSIR ont obtenu des autorisations relatives au chanvre pour la recherche et la commercialisation. Le rapport ne fournit pas d’autres conditions et n’explique pas la situation juridique plus large.
La plateforme s’inscrit dans un débat plus large sur la recherche en Afrique du Sud
Les travaux de recherche complémentaires montrent pourquoi les liens entre la science universitaire et les applications pratiques sont importants en Afrique du Sud. Une étude de l’Université du Limpopo, rapportée par l’article de La Gazette de la marijuana consacré aux tests de MRSA, a constaté que des extraits de cannabis inhibaient, lors de tests en laboratoire, des isolats cliniques de Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline. Ce résultat est distinct de la plateforme de la TUT et n’établit ni l’existence d’un traitement ni celle d’un produit commercial, mais il illustre le type de question de laboratoire pouvant alimenter des recherches ultérieures.
L’agriculture soulève un autre ensemble de questions. Les recherches évoquées dans un article sur les besoins en eau du chanvre ont examiné la quantité d’eau que peut consommer la culture du chanvre, avec des implications pour l’agriculture dans une Afrique du Sud confrontée au manque d’eau. Cette piste de recherche aide à comprendre pourquoi l’attention annoncée par la TUT pour les pratiques agricoles durables est associée à l’extraction, à la formulation et à la recherche biomédicale, plutôt que considérée comme une question sans rapport.
Pris ensemble, les éléments du rapport de la TUT présentent la relance comme une tentative de créer des liens entre ces différentes étapes : production agricole, recherche scientifique, traitement technique, développement des compétences et entrepreneuriat. L’université affirme que l’ambition plus large consiste à soutenir les agriculteurs, les entrepreneurs, les entreprises et l’industrie, tout en contribuant à un secteur durable du cannabis et du chanvre en Afrique du Sud et sur l’ensemble du continent.
La relance peut donc être comprise à travers quatre points concrets :
La relance de la TUT marque une volonté de rendre la recherche sur le cannabis et le chanvre plus utile au-delà du laboratoire, en reliant la science à l’agriculture, aux services techniques, à la formation et au développement d’entreprises. Son importance dépendra de la manière dont ces liens fonctionneront dans la pratique, tandis que les modalités d’accès à la plateforme et les implications plus larges de ses autorisations relatives au chanvre restent des questions que le rapport de l’université ne détaille pas.






